11/06/2013

Cd à la tentation ...

 Overhead ou le Cd qui avec moi joue à cache-cache... : 

C'est un peu comme si plus je l'appréciais plus il s'en apercevait, tentant de faire perdurer la tension sur l'attention que je porte aux sonorités qu'il propage dans mes oreilles quand avec un peu de chance à un moment où un autre j'arrive enfin à mettre la main dessus. 
C'est qu'entre ce Cd et moi c'est une affaire entendu. Je kiffe ce son, et il est à parier qu'il kiffe le fait que je le kiffe. Overhead me glisse donc de temps à autre entre les doigts et j'en perds la trace. Des fois je suis à la limite d'en devenir dingue. Je sublime, je suis comme sur le ring à attendre que finisse le round tant j'en prends plein ma poire... Glisser puis tomber parmi des pommes illustres. Alors pour m'en sortir, je tente l'impossible : je l'oublie un temps. 
Puis le temps étant une boucle sans cesse en révolution, revient à moi et en moi l'envie nouvelle d'entendre à nouveau ce son. Des nappes d'électro portant la voix de ce musicien dont je ne connais pas le nom. Il me fait songer à un musicien d'électro d'origine suédoise qui à la fin des années 1990 voire début des années 2000 à longtemps occupé la tête des hits parades... Jay Jay Johanson. Les connaisseurs reconnaîtront ou devineront. Les autres chercheront ou suivront le lien (1) en bas de page.

C'est que Fin 90' fut un tournant, que dis-je un virage, pour moi.
Paris et sa course folle. L'inconnu, le doute, l'angoisse puis le retour au calme, la quête de nouveaux repères et de nouveaux horizons moins létal moins fatal. Se perdre dans Paris, c'est ne pas savoir quel sens donner à toute cette agitation qui habite, possède le coeur et le corps de la capitale, dont la première lettre écrit même en lettre capitale n'apporte pas la paix qui réside pourtant dans ses sonorités. Overhead comme above my head ou over my head... 

J'en avais par dessus la tête de toute cette agitation. Overhead, c'est un cadeau fait par un ami qui doit être quelque part sur un vélo entre la France, l'Espagne et le Népal... 

Overhead, c'est ce cocon que nous avions réussi à construire et maintenir trois années durant. Cet ami ne fut pas mon premier colocataire mais le second. Le premier a disparu des radars il y a peu. Et avec un ami en commun nous l'évoquions il y a de cela une semaine.
Paix à son âme qui fut troublé toute son existence durant. Putain de chienne de vie !!! Certes, on n'est pas tous nés sous la même étoile mais merde quoi ! Chienne de vie ! 

Et mon père qui me dit qu'en Afrique on ne meurt pas tant qu'on a pas tout dit... 

Certes, Patrick parlait peu, mais cela ne nous empêche pas de nous dire qu'il avait certainement encore beaucoup à dire... Il a choisi de ce taire à jamais... Merde ! Merde! et encore Merde ! 

Si le Paradis existe, hey bien, j'espère qu'il y grandit et enfin s'y repose en paix... Overhead donc me fuit quand je le cherche et je le retrouve quand enfin j'arrive à calmer mon envie de lui mettre la main dessus. Comme qui dirait poser ma main over his head, mais il s'agit d'une pochette plastique avec un objet de même nature. Un Cd. Objet dont on nous prédisait, il y a peu encore, la disparition prochaine. Mais, à mon sens, plus que jamais le Cd résistera, sera présent, ne cèdera pas. Il prendra d'autre allure d'autres formes, d'autres visages ou aspects. Il se métamorphosera pour mieux s'adapter à son temps. Mais il sera toujours d'actualité. Les humains ont du mal avec le virtuel, il leurs faut leur dose de réel à réaliser. 

Il n'est qu'à voir comment nous cherchons dans l'interactivité avec le virtuel à reproduire les sensations que procure le réel. C'est que la réalité dépasse la fiction et que ça ne date pas d'aujourd'hui, alors...

Overhead tourne actuellement en boucle dans mon lecteur Cd. Je n'ai pu faire autrement que de céder à ses avances et ce malgré tout le recul que j'ai voulu ou pu prendre. 

C'est que comme le préconisait l'autre lascar d'Oscar Wilde : "La meilleur façon de résister à la tentation c'est d'y céder" ... 

C'est entendu, j'ai remis le Cd en marche et la musique coulant à flot m'a à nouveau happé. Retenez bien le nom du groupe Overhead, le titre de l'abum : "Silent Witness" tout un programme. 

 Kind'A bloc sur le son !

Notes :

(1) : http://www.lesinrocks.com/artiste/jay-jay-johanson/
(2) : Overhead "Silent Witeness" en écoute "gratuite" sur Deezer : 
http://www.deezer.com/fr/album/262282

22/10/2012

Les humeurs vagues abondent sur les ondes



Parfois, je m'attarde sur la Toile, venu que je suis, prendre des nouvelles de nous. Je ne cherche rien en particulier, si ce n'est juste me faire une idée de la tendance du jour. En apprendre un peu plus sur la teneur, la nature douce amère et parfois sucrée salée de nos sentiments. Nos liens plus ou moins tenus, nos relations plus ou moins tendues, entretenues, maintenues, connectés que nous sommes. Prendre connaissance de l'humeur du moment. L'instant est un leurre puisque sans cesse changeant. La seule chose qui demeure ? La vérité... assurément. En tout cas, il me faut sans cesse m'en assurer. Elle aussi a son tempérament et ses humeurs sont changeantes. Parfois elle ment.

Une fois sur la page, je lève le pouce, pour donner mon assentiment. Deux points puis fermez la parenthèse et me voilà souriant à une blague ou une subtilité de langage faite par une connaissance ou un ami proche. J'envoie une réponse à une question posée à la cantonade et qui n'attend pas nécessairement que j'y réponde. Je sollicite une réponse à une question posée ultérieurement. Je m'autorise, en dépit de la circulation, une intrusion dans une conversation à laquelle je ne suis peut-être pas convié. Je suis parfois mort de rire, ou alors j'anglicise cette expression. Lot of laught pour être plus précis. Je fais suivre le point virgule d'une parenthèse non ouverte - qu'il me faut pourtant fermer si je veux envoyer un clin d'oeil. Entre le jour de ma première connexion et aujourd'hui je constate que des groupes se sont formés, et que d'autres se sont fermés. D'aucuns tiennent la route d'autres à peine formé ce sont refermés. Des groupes ont ainsi disparus de  la toile ou bien alors ils stagnent de manière fantomatique comme pris à jamais dans les toiles du réseau. Les choses se font puis se défont. Ainsi font, font, font les petites marionnettes. Certains sujets affleurent à la surface de cette page ouverte comme un livre, d'autres, plus lourds, sont dit sujet de fond.

Quelques fois, l'âme du réseau se fait rasoir alors, parce qu'occupé et ennuyé par tant d'inepties je survole puis je ferme la page. C'est qu'il y a d'autres discussions à entretenir, d'autres réalités à vivre. Des coups de gueule éclatent de temps à autre, suivit d'autre fois de coup de cafard, what is in your mind ?  Des mots dures ou doux selon les circonstances circulent d'un bout à l'autre des ondes. Les activités des uns et des autres défilent sur la droite de l'écran, c'est qu'à certaines heures le trafic est dense, les gens sont à cran. "Parfois il y a mutinerie", des musiques de tout horizon apparaissent sur les profils des uns et des autres, "Au pavillon des lauriers, il y a de quoi se demander, à quoi c'est dû...

Un tel aime-ci, un tel aime-ça, tel autre n'approuve pas ceci et celui-là n'approuve pas cela. Écoutez ce son, voyez cette image, lisez donc cette information, ne ratez surtout pas cette exposition. Un tel à pris le large : Paris, New-York, Dakar, Bali, Tokyo, la Creuse, Lagos, et voilà Jean qui passe, qui ne s'arrête pas...

Je regarde ma montre : Bon sang, bon sang ! Faut que j'y aille. D'une part, le temps passe et de l'autre j'ai une vie au dehors. Je veux pas non plus me laisser prendre au dépourvu dans les rets de la Toile.  

Kind'A blog à fond !

12/09/2012

Des nouvelles de nous face au vide

Et dans l’étroitesse de ce bureau, mi ovale, mi rectangulaire et sans âme, je me retrouvais confiné dans la juste dimension à laquelle toute une société s’évertuait à cantonner mes ambitions. Devant moi se tenait cette femme, ni belle, ni tout à fait moche, ni vieille, ni jeune. Mi figue, mi raisin, en somme. Entre deux âges, comme on dit. Hésitant à choisir entre l’adulte qu’elle prétendait être mais que son immaturité émotionnelle réfutait à grands cris. Des cris qu’elle s’évertuait à faire taire. Et l’enfant qu’elle ne supportait pas mais qui pourtant ne demandait pas mieux que de pouvoir enfin exister.

L’enfant en elle cherchait à prendre son envole, tandis que l’adulte lui interdisait tout droit à la parole. Il faut dire que nous étions dans la sphère des adultes responsables. Et moi j’étais là, devant cette forme immature, lui exposant mes doléances. C’était un peu comme si je m’adressais mes propres condoléances au sujet de ma propre mort dont ma présence en ces lieux était l’expression, l’illustration. Me confronter à elle s’était d’une certaine façon aller à l’échafaud. Prendre le fameux ascenseur.

Mes impressions avec le recul ? Aucune amertume, juste un constat froid et détaché. Il faut apprendre à laisser, nous dit-on. Alors j’ai décidé, aussitôt que je me suis retrouvé loin de cette sphère, de lâcher du laisse. Cependant, une sorte de tristesse sans borne liée à ma déception m’a longtemps taraudé. J’étais déçu non pas du résultat de cette confrontation d’avec elle mais de constater que malgré toutes les précautions que j’avais prises je n’avais pas pu éviter le piège de la déception. Pourtant dès le début de ce face à face, et bien avant cela encore. Je veux dire dès le premier jour où j’avais accepté de côtoyer l’univers de cette femme, je m’étais dit : «Ne crois rien des leurres de cette environnement, ne te laisse pas prendre au piège, petit homme. Ici tout n’est que mensonge et ne va pas croire qu’il y ait ici herbe qui pousse pour toi et dont tu puisses tranquillement te repaître». Pourtant rien n’y fit. Et me voilà donc là face à elle lui faisant part de ma déception.
 N’attends rien et tu ne seras pas déçu, ah cette formule, comme elle est facile à prononcer mais si difficile à mettre en pratique. La dame est là face à moi, et je sais que je peux encore partir, mais je ne sais pour quelle raison obscure ma grande naïveté me laisse toujours croire qu’il y a encore moyen de négocier alors que tout indique le contraire. Alors que tous les signaux hurlent à la mort qu’il faut que je déguerpisse et que sans quoi je risque l’humiliation. Je plonge donc. Mais la dame elle, elle sait que si elle accepte un quelconque compromis cela reviendrait à admettre qu’il y avait bien quelque chose qui clochait au niveau des termes du contrat. Le déni ne pouvait être que sa seule issue. En conséquence de quoi elle nia en bloc et ne voulu rien entendre de ce que je disais.

Tout était dit dès le départ. Et la situation dans laquelle je me retrouvais était prévisible et même prévu. Il y avait eu des signes avant coureur que j’aurais pu analyser et comprendre. Mais j’ai fermé les yeux sur ces évidences, ces preuves criantes. Par exemple, la rapidité avec laquelle les choses avaient été pliées lors de notre première entrevue pour la signature de ce contrat - lequel m’autorisait à traîner dans les parages, à côtoyer les splendeurs du palais - aurait du me mettre la puce à l'oreille. Cela en disait suffisamment long pour que je ne m’étonne pas de la tournure que cette aventure à pu prendre par la suite. Je me souviens bien que j’étais arrivé tout comme aujourd’hui mais forcément avec un peu plus de fraîcheur puisque je n’avais pas encore été broyé par la machine. J’étais donc arrivé tout frais en m’imaginant que lors de cet entretien j’allais pouvoir emporter le morceau. Prétentieux que je suis, enfin je dis prétentieux, d’autres auraient dit malheureux que je suis. Dans les faits, j’ai juste eu le temps de m’asseoir et puis elle a étalé ses conditions, elle m’a dit ce qu’elle attendait de moi puis au moment ou j’allais l’ouvrir pour préciser mes conditions, déjà sa voix s’élevait qui me souhaitait la bienvenue. J’étais avaler il ne restait plus qu’à me recracher. Assis dans ce bureau aux formes indéfinissables, l’heure où je devais être recraché était venue et c’est moi qui avait sollicité ce rendez vous et qui l’avait obtenu. La situation était ironique. Je ne me connaissais pas cette dose de masochisme, mais voilà, tout laissait à croire que j’en étais arrivé à tendre l’autre joue. J’étais donc venu pour prendre ma claque car la première ne m’avait pas suffit ou mieux encore peut être en avais-je tiré un quelconque plaisir, aussi j’étais venu en redemander.

Je n’étais pas en mesure de négocier quoique ce soit. C’était à prendre ou à laisser.
Dans ce bureau informe, assis devant elle, je débitais mes âneries, la larme à l’œil, parce que ce qui devait arriver arriva. Les effets de la claque s’étaient fait ressentir et bien évidemment j’étais venu me plaindre de la violence des échanges en milieu tempéré. Elle me regarde avec une froide distance. Elle songe sans doute à cet instant : « Qu’est-ce donc que ce liquide transparent qui coule sur les joues de cet individu assis devant ma personne ?». Ne trouvant de réponse aux interrogations que suscitent mes larmes, elle balance deux ou trois méchancetés d’un air détaché. Juste histoire de changer de sujet. Des méchancetés que savent si bien ajuster les esprits tordus, dépouillés de tout affects mais qui affectent d’en avoir et qui à leurs oreilles sonnent comme des compliments. Et moi je songe intérieurement : « Des machines… Je suis face à une machine».

Bien évidemment, juste au cas où, elle précise : «  Ne prenez pas ça pour vous », Nothing personal, comme disent les anglophones. « Les affaires, sont les affaires » Business as usal… Cela va de soi.
La terre continuait de tourner et mes mots sonnaient creux.

Je parlais dans le vide. Mieux, je parlais face au vide. Et au fond je me demande, rétrospectivement, pourquoi elle s’était donnée la peine de venir au rendez-vous. Je veux dire qu’elle aurait tout aussi bien me téléphoner et me dire : « Écoutez Monsieur, rendez-vous donc dans mon bureau à 14 heures précises. Je serais à l’autre bout de la ville, mais soyez à l’heure sinon cela ne marchera pas. Une fois dans mon bureau vous vous assoirez sur la chaise face au bureau. Ne vous y trompez surtout pas, ne prenez pas mon siège. Je sais comment la tentation est grande pour les gens de votre espèce. Car je sais que tout le monde me l’envie cette place. Mais sachez que je serais prête à tuer pour la garder et je l’ai déjà fait. Je n’hésiterais pas à recommencer si besoin ait. Donc prenez la chaise en face de mon bureau et tenez vous tranquille. Puis commencer à parler. Je ne viendrais pas. Je ne serais pas là, je veux dire que j’ai un autre rendez-vous beaucoup plus important. D’autres chats à fouetter comme on dit dans le langage populaire. Mais il est important que nous ayons vous et moi le rendez-vous que je vous fixe. Il se trouve juste que je ne serais pas là mais c’est du pareil au même. Faites juste comme si j’étais là. Une fois que vous aurez fini, vous sortirez et surtout n’oubliez pas de fermer la porte derrière vous. Une façon symbolique de clore le rendez-vous. Merci ». Le mur des lamentations que je suis se mûre dans ses lamentations.

Je me demande si je n’aurais pas été capable d’accepter ce deal totalement absurde. C’est que certaines personnes savent si bien se fiche de votre gueule que vous en venez à admirer la subtilité avec laquelle elle vous ont embobiné et que, comme fasciné par cette intelligence vicieuse, vous tombez doublement dans le panneau.

Quoiqu’il en soit, je suis sorti du bureau sans avoir rien obtenu. Pire, je venais de me faire traiter de con avec le sourire et avait par la même occasion perdu le peu de dignité qu’il me restait encore. Elle m’a laissé sortir en me faisant croire qu’elle me faisait une fleur, alors que dans les faits elle m’envoyait valdinguer dans les roses. Au dehors le temps m’apparaissait en gris clair pourtant c’était l’été et le soleil brillait tout ce qu’il pouvait. J’ai eu des bas et puis des hauts. Je me suis vu refaisant les mêmes erreurs et j’ai traîné mon ennui le temps que dure ces choses là. Et comme d'habitude face à une injustice qui m’est faite je me retrouve désarmé, voire décontenancé. Toujours surpris de constater que les hommes sont égaux à eux-mêmes. «Hey, hey ! Réveille toi garçon, ici ce n’est pas le pays des Bisounours ».

Ces mots, quelqu’un d’autre que moi aurait pu me les dire si j’avais pris la peine de chercher cette personne. Mais j’étais épuisé de courir sans cesse après un genre de référent, une sorte de figure paternelle ou tout simplement adulte pour me rappeler la dure loi de l’existence. Et puis j’étais grand désormais, je pouvais donc m’infliger moi-même cette fameuse claque que je m’évertuais à aller chercher ailleurs. Je me suis donc dis ces quelques mots, histoire de bien faire entrer dans ma caboche qu’il était temps pour moi d’accepter la vie et ses travers. J’ai ensuite repris mon baluchon et suis parti à la recherche d’une terre plus fertile et moins aride, bien que je commence sérieusement à douter de l’existence d’un tel lieu.
Les critiques, les comiques, les journalistes et autres observateurs de nos sociétés ont beau écrire, dire, hurler même parfois que le monde est injuste, mais a bien y regarder, il arrive toujours un moment où blasé, ils comprennent qu’il ne sert pas à grand chose de s’emporter. Juste constater et prendre les mesures qui s’imposent.

Parfois, quelques degrés de séparation peuvent faire le plus grand bien. Sans quoi on fatigue. Le monde est un vaste champ d’injustices et ce n’est ni aujourd’hui ni demain que les choses s'arrangeront. Et plus tôt on accepte cela et moins on perd son énergie et son temps à chercher à trouver un sens à l’existence. Et surtout plus vite on commence à chercher une parade pour ne pas se retrouver face à ce sentiment d'impuissance qui nous étreint dès lors que l'on se retrouve dans ce cas de figure.
Dire que j’en ai vu d’aucuns tellement abîmés par leur incapacité à prendre acte de ce fait que cela transpire des moindres replis de leur être. Mais face au vide, s’il y a bien une chose dont il ne faut pas s’enquérir c’est bien des nouvelles de nous. Car seul le silence vous répondra et qui attend du vide qu’il porte un message à son endroit, ferait mieux de creuser sa tombe sur le champ.

Loin de ce bureau dont le lointain souvenir me laisse une vague impression, je sais juste qu’une longue route m’attend.


Dagara Dakin

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