27/11/2011

From the Egde to the core (Nii O.)

DANS LE DÉCORE
DRÔLE DE CORPS SANS ESPRIT
From the silence to the shadows, from the past to the futur, from last door passing by the next floor. From the above to the ground... From the edge passing through the core. Can you ear the music for the mass in march since April... Can you ear the song of Freedom ?
À tous les révoltés, les militants, les culs par terre, les taiseux, les cul terreux, les poings levés majeurs en l'air. Aux accords rageurs que l'on dit encore mineurs passés aux fers rouge de la police des moeurs. Marqués du sceau de l'indiscipline. Wild, wild, west, Africa, América, Asia, Australia... etc.
À la joie de nos soeurs, aux rires de nos frères, à la mémoire de nos pères dont ont dit, Grégoire, qu'ils ont connu, hier encore, l'espoir et la gloire dans les alcoves, les couloirs, d'un château en Espagne qui appartenait à nos mères... Celles qui veillaient alors sur nos mœurs.
Hey jeunes gens, ou pas d'ailleurs - m'en fous comme de l'an quarante - ce que je veux dire c'est que ce qu'il m'importe que vous sachiez c'est de savoir faire la différence entre le chant du coq et celui du cygne... C'est la seule chose qu'il faut savoir en ces temps qui courent plus vite encore qu'hier parce qu'il faut bien un jour atteindre aujourd'hui.
Tout contemporain que nous sommes, que nous espérons être, que nous voudrions êtres, que nous deviendrons surement ou pas d'ailleurs - s'en fous comme de la mort et de l'an quarante et tout son bataillon – Bataillons, d'ailleurs. Ce qui importe c'est que tout compte fait comme un rat : Tout compte pour un, chacun comptant sur son prochain. Et plus il est proche, plus il compte sur son prochain même lointain... Cousin ou germain, m'en fous d'ailleurs, vous connaissez la suite !!!
L'art a un prix, il n'est pas progressif, il transgresse, il n'en graisse pas, les coups seuls il encaisse. Il est jouissif au sens ou il libère, il régénère. Il redonne du tonus, de l'entrain de l'envie, de l'appétit, de la curiosité.
Mords dedans la vie.
Fini l'art à papa assis au salon à mater un feuilleton. Murs, décorations, papier moucheté... les dès sont jetés : Ô, Alea Jecta es !!! Au hasard Baltazar... Et tout son bazar......
L'art ne fait pas le trottoir tard le soir sans quoi tout part en tout sens... Si des gens tels que Warhol et bien d'autres tels que Basquiat se sont brûlés les ailes sur l'essence du capitale dont il vivait l'un des pires moments - parmi tant d'autres qui sont passés aux oubliettes de la mémoire ou plutôt de l'amnésie généralisée - ce n'est certainement pas pour que l'artiste contemporain puisse tranquillement pisser dans les violons de nos sociétés dites de consommation mais qui ne sont que des sociétés d'acquisition, ou l'on exprime son désire ultime, dans une sorte de frénésie plus ou moins authentique... A un tel point que ça en frise le ridicule. Pédoncule !!! Un peu de respect tout même pour ces gens, messieurs, dames, ne soyez pas des pions, nom de nom de non !!!
Brûlez...
Qu'emporteriez vous lui demanda-t-on ? Qu'emporteriez vous le dernier jour de votre silence, de votre existence ? ... Silence, puis réponse : Le Feu, oui... le feu pour tout rallumer, tout recommencer... Brûle, consume toi, de tes cendres tu renaîtras : Phoenix !!! Et si tel n'est pas le cas fait le pour toi, pour ton frère, ta soeur, tes amis, peu importe d'ailleurs. Fait ce que tu aimes. Pas ce que tu veux, tout le monde veux mais peu aime finalement, poème, pot de aime à celle que j'aime. Point de haine ultime outrage à l'amour.
L'art a un prix, il n'est pas progressif, il transgresse, il n'en graisse pas, les coups seuls il encaisse. Il est jouissif au sens ou il libère, il régénère. Il redonne du tonus, de l'entrain de l'envie, de l'appétit, de la curiosité. Fini l'art à papa assis au salon à mater un feuilleton. Murs décorations, papier moucheté... Les dès sont jetés : Ô, Alea Jecta es !!! Au hasard Baltazar... et tout son bazar...

L'art ne fait pas le trottoir tard le soir sans quoi tout part en tout sens... Si des gens tels que Warhol et bien d'autres, à l'exemple de Basquiat se sont brûlés les ailes sur l'essence du capitale dont il vivait sans doute l'un des pires moments, ce n'est certainement pas pour que l'artiste contemporain puisse tranquillement pisser dans les violons de nos sociétés dites de consommation mais qui ne sont que des sociétés d'acquisition, ou l'on exprime sont désire ultime de possession, dans une sorte de frénésie, tel des possédé croyant posséder, plus ou moins authentique mais haut en toc d'ailleurs... C'est à tel point que ça en frise le ridicule. Pédoncule !!!
Mort dedans la vie/ mords la vie/ à pleine dents/ Avoir envie/ être en vie/ se sentir vivant dehors/ comme dedans.../ Mords d'est en ouest/ du sud au nord/ dedans la vie/ Mords donc que je te dis !!! /
Pomme d'Adam tendu / Ève s'est endormie / "Lève toi tes enfants ont grandi"/ En marche depuis longtemps/ Avril, mai juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre, décembre... / Ils n'attendent que toi.../ Un vent se lève qui souffle sur la terre de nos ancêtres.

Kind'a


24/11/2011

De passage



Naviguer entre les lignes, les jours de pleine lune



Fuir les marées humaines, bouches ouvertes vociférant à longueur de temps



Il faut de l'endurance et de la pratique pour surmonter certaines humeurs, certains tempéraments



Ramper au fond de sa crypte, où l'on se terre pour ne pas voir la lumière du jour



Les cris de la foule, les mouvements de la houle


Déserter les premières lignes, dès que l'occasion s'offre à nous



Les questions que l'on se posent ont-elles nécessairement des réponses ?



Est-on sur que celles-ci nous rassurerons ?



N'est-ce pas là la fonction première de toutes réponses ?


Si le doute est nécessaire à quoi peut bien servir la réponse ?



J'avance masqué sur une terre brulée.



Suis-je bien à l'endroit ou je suis né ?



Puis-je encore me retourner ?



Les devantures des maisons de mon enfance ont-elles encore les couleurs d'avant ?



Où portent-elles la marque de mon absence, celle du changement ?


Je me rapproche d'un nouveau jour, chaque fois que tombe la nuit



Mes pas hésitant disent le doute en question



J'avance masqué sur une terre brûlée par le temps, l'air ambiant et mon tempérament


Père, vois-tu le visage de ton fils devenu homme maintenant ?



Longtemps loin de toi tu l'as maintenu pour des raisons que de toi seul tu comprends



Lui, porte toujours en lui à hauteur inverse des habitudes de la maison



La peur d'un lieu que de sa mémoire il a chercher à chasser



Comme l'on chasse du revers de la main un quelconque vulgaire insecte qui nous empêche



de garder nos membres au repos


Le souvenir est une douleur parfois, une douceur d'autrefois


Mère que penses-tu du silence de ton enfant devenu grand ?





A-t-il toujours les mêmes traits ou se sont-ils endurcis ?





A-t-il encore sur le visage ce sourire qui t'était si familier ?





JE sais que les mères se souviennent toujours de ce genre de petites choses










Il pleure le gaillard, il pleure le temps qui longtemps pour lui paru pure gaspillage, perdu





Mais au fond, il sait que perdu lui ne l'ai pas





Alors... tout peut recommencer










24/09/2011

L'horloge parlante


L’homme s’est engouffré juste à temps dans la rame du RER. Et aussitôt les portes se sont refermées derrière lui. Il sembla éprouver un grand soulagement.
Et je pensais : “ petite victoire rend les grandes défaites moins amères ”.
Son allure générale en disait long sur sa personne : veste trop large et attaché-case immensément disproportionné.

Il jeta son regard de myope par delà ses verres sur l’assemblée, puis, ne pouvant distinguer plus loin que le bout de son nez, se ravisa.
Il rabattit alors un de ses yeux sur le cadran de la montre qu’il portait à son poignet gauche. Puis, dans une lutte quasi désespérée avec son attaché-case, dont il ne savait décidément quoi faire, il tenta de lire l’heure.
Voyant cela j’annonçais : “ Il est quinze heure dix, Monsieur ! ” Il sembla se tranquilliser et, avec un large sourire qui était censé m’être adressé, lança un franc “ Merci !”.
Un postillon se fraya un chemin entre ses lèvres, vola dans l’air et vint s’écraser telle mouche imbibée de trop de bière sur le col de ma chemise. Cela m’apprendrait à prendre les gens en pitié.

Il me faisait l’impression d’un homme pressé. Vous savez... le genre de personnes qui cherchent encore le sens de la morale de la fable du lièvre et de la tortue, commettent des erreurs et se disent toujours qu’ils auront le temps d’y revenir dès qu’ils auront trouvé un moment pour se poser et qui passent leur temps à courir après le temps perdu qu'ils n'arrivent jamais à rattraper. Ce dernier ayant toujours une longueur d'avance sur eux, ou navigant aisément d'un fuseau horaire à un autre.

Certes, ce n’est point par mauvaise volonté, mais juste parce qu’il fait continuellement les mauvais choix.
Voyez sa veste par exemple, j’imagine qu’il l’aura racheté à un ami qui, parce qu’elle ne lui convenait pas, a soutenu mordicus à l’homme pressé qu’elle lui irait à ravir. Ce dernier a bien sûr hésité - il n’est pas con - une seconde ou deux puis il a essayé cette fichue veste, dont la seule évocation lui avait fait pressentir la mauvaise affaire. Mais bon, il voulait faire plaisir à son ami.

Après l’avoir essayée il s’est cru obligé de l’acheter – il fallait bien qu’il rende service à son comparse – ce qui pour lui revenait à faire preuve de courage.
Le voilà maintenant qui comme pour se punir de cette lâcheté non assumée se sent contraint de la porter.

Quant à la montre qu’il arbore fièrement à son poignet gauche, j’imagine que dès l’instant où il l’a acquise elle s’est mise à déconner, n’indiquant jamais la bonne heure, ne faisant jamais son bonheur.
Il chercha tout naturellement à remédier à ce problème et à la mettre à l’heure. Mais pour cela il choisit une horloge qui elle non plus n’indiquait pas l’heure exacte.
Finalement lassé des désagréments causés par ses retards successifs, il s’en référa à un collègue de bureau lequel lui conseilla de s’adresser à l’horloge parlante.
Plutôt que de suivre ce conseil avisé, l’homme pressé prit l’initiative d’avancer sa montre d’une heure. Ainsi, sa logique aidant, il pensait qu’il aurait un peu de temps devant lui.

Seulement voilà ! Le jour où il eut cette idée de génie, on annonçait partout aux infos le passage à l’heure d’été. Il fallait par conséquent avancer sa montre d’une heure. L’homme pressé n’a pas le temps de lire les journaux ni d’écouter les informations télévisées ou radiodiffusées. C’est donc en toute logique qu’il arrive à nouveau en retard à son lieu de travail.

Se défaire de sa montre, peut-être ? Il n'y songe pas une seule seconde. Son lien avec elle est comme celle de certains individus avec leur passé. Une vieille histoire que l'on traine le coeur emplit de nostalgie, d'amertume et de regret. Un amas de sentiment d'où jamais ne sourd une once d'éclaircie.

L'homme court...

Dépité, ce matin il s’est enfin décidé, entre deux retards, à téléphoner à l’horloge parlante. À l’autre bout du fil une charmante voix féminine lui a annoncé avec une certaine nonchalance qu’en raison d’un mouvement social en protestation contre le principe de l’heure d’été, le personnel chargé d’annoncer l’heure n’était pas en mesure de lui donner satisfaction.

Quelque peu décontenancé et agacé, l’homme a violemment raccroché le combiné, est sorti en trombe de chez lui et a foncé en direction de l’ascenseur dont les portes étaient sur le point de se refermer. Il eut juste le temps de se faufiler dans l’entrebâillement. Là, manquant d’écraser les quelques passagers qui s’y tenaient sagement, tout en s’excusant et envoyant une flopée de postillons voler dans l’air, il éprouva un immense soulagement. Sentiment que les quelques passagers ne manquaient pas de juger déplacé.

Mais pour l’homme pressé c’était toujours ça de pris sur le temps qu’il aurait perdu s’il n’avait réussi à s’introduire dans cette satanée machine qui monte et qui descend.

Le chemin que l’homme a parcouru avant d’atterrir dans la rame du RER où je me trouve à l’heure où je me surprends à le scruter sous toutes les coutures, devait - j’en suis certain - être parsemé d’innombrables embûches. J’en veux pour preuve qu’une fois le RER arrivé à la station où l’homme devait descendre, j’ai remarqué qu’il avait laissé derrière lui des traces d’un étron que je supposais d’origine canine – étant donné que c’est le genre de truc qui fleurit sur le pavé parisien. Il collait à la semelle de l’homme pressé comme la poisse à la peau de certains individus.

Le soir en rentrant chez moi, je repensais à cet homme entrevu dans l’après-midi. Je l’avais certainement déjà vu quelque part, mais impossible de me souvenir dans quelles circonstances, ni où.
Une idée chassant l’autre j’en concluais que certains d’entre nous n’avaient décidément pas la vie facile. Mais en voulant regarder mon emploi du temps pour le lendemain je constatais avec effarement que j’avais pour la énième fois raté mon rendez-vous avec ma petite amie. Enfin, je pensais “ ma petite amie ” mais les circonstances étant ce qu’elles sont je doute fortement qu’elle me porte encore dans son cœur.

Oui ! J’avais déjà vu cet homme quelque part : n’était-ce pas le père de ma presque plus du tout amie ?

Décidément, la vitesse grise, mais l’ivresse qu’elle procure se nomme l’oubli.


Dagara Dakin

Contact

dagara.dakin@gmail.com